DES TRESORS PEUVENT ETRE CACHES DANS LES MAGMAS D’ARCHIVES NON CLASSEES : ATTENTION A NE PAS LES DETRUIRE !

DES TRESORS PEUVENT ETRE CACHES DANS LES MAGMAS D’ARCHIVES NON CLASSEES :
ATTENTION A NE PAS LES DETRUIRE !

J’ai commencé ma carrière d’archiviste en juillet 1974, et dès le mois d’août 1974 j’avais découvert, parmi les archives mal classées vouées à la destruction, de véritables trésors que je ne peux dévoiler ici. Mais les photos illustrent le danger que représente la tentation de détruire les magmas d’archives non classées jugées à vue d’œil dépourvues d’intérêt.

Ma deuxième expérience eut lieu au niveau des archives d’une wilaya: 5000 cartons d’archives non classées entassées à même le sol.

L’opération de reclassement fut exécutée avec mon aide technique par l’archiviste de la wilaya.

C’est en 1980 que j’avais vécu ma troisième expérience lorsque le procureur général de la République avait sollicité mon avis sur des tas d’archives en désordre que ses collaborateurs jugeaient sans intérêt, et proposaient par voie de conséquence de les détruire.

Je commençais d’abord par rappeler au procureur général et à ses collaborateurs les dispositions législatives qui interdisaient la destruction d’archives sans l’accord réglementaire des Archives Nationales. Et qu’il était nécessaire d’identifier les archives avant de se prononcer sur leur sort définitif. Le procureur général accepta notre avis, et ordonna la mise en exécution de nos recommandations.

Une équipe fut formée avec à sa tête Omar Mimouni, mon adjoint, pour diriger une opération de grande envergure. La réorganisation et le reclassement des magmas d’archives furent menés à leur terme durant près de deux ans. A l’issue de cette opération, des trésors furent exhumés dont des registres du Cadi Malki (juge musulman) datant de 1792 à 1837 soit avant l’invasion coloniale. Le Cadi enregistrait les actes de mariage et de divorce, ainsi que les proclamations officielles des Beys (Princes) de Constantine. A noter que les actes de mariages précisaient la dot en espèces versée à la mariée qui pouvait être étalée sur cinq années maximum. En cas de divorce avant 5 ans, le mari devait régler sa dette envers son épouse avant de déposer la demande de divorce.

D’autres informations vitales sur la société constantinoise à la fin du 18ème siècle furent découvertes en plus des conditions de mariage et de divorce : monnaie de l’époque (Rial), type de bijoux et de tissus précieux offerts aux épouses, adresses des témoins, leurs professions,… Ajoutez à ces précieux registres, les archives de l’administration coloniale : Etudes notariales, archives d’état civil, minutes et dossiers de justice, pièces à conviction, contraventions de simple police…

Lors de sa visite en ces lieux, le ministre de la justice fut merveilleusement surpris par les résultats de ce travail qui avait mobilisé le personnel des archives de la wilaya, le personnel du Palais de Justice, et aussi des prisonniers libérables. Des récompenses tombèrent pour le procureur général, et le greffier chargé des archives. Le ministre ordonna aussi d'organiser à Constantine un séminaire national sur les archives judiciaires auquel participèrent les greffiers en chef de toutes les cours d'Algérie.

Et des découvertes pareilles jalonnèrent toute ma vie professionnelle.

Ainsi, j’ai été amené à forger deux méthodes pour le traitement scientifique des archives en désordre : la première pour les liasses et cartons éparpillés, la deuxième plus délicate pour les archives en vrac entassées à même le sol sous forme de feuilles éparses provenant de dossiers éclatés d’origines diverses datant de différentes époques. J’ai opéré comme les archéologues évitant d’utiliser la méthode du « bulldozer » pour en venir à bout. Dans le désordre apparent, il existe toujours un semblant d’ordre qu’il faudra préserver pour reconstituer les dossiers d’origine en reclassant les feuilles une par une.

Aujourd’hui, je suis prêt à prendre en charge toutes les archives en désordre, dans quel que forme que ce soit dans le cadre des activités de mon bureau.

 

REORGANISATION DES MAGMAS D’ARCHIVES

 EN QUATRE ETAPES

Première étape: Diagnostic de l’état des archives.

Deuxième étape: reconstituer les dossiers d’origine.

Troisième étape: Développer les archives selon les recommandations du Conseil International des Archives.

Mon livre en Arabe sur la mise en place du « Système archivistique intégré ».

Quatrième étape : Scanner et Microfilmer les archives avec une seule vue en utilisant une caméra hybride

 

MARHABA       WELCOME      BIENVENUE

Abdelkrim BADJADJA

Consultant in Archival Science 

badjadja99@gmail.com

badjadja99@yahoo.fr 

P.O. Box 38393 - Abu Dhabi - UAE

 

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